De mars à juin 2016, elle a réalisé le dépouillement de plusieurs années de carnets sanitaires, pour en tirer des informations utiles.
Voici le résumé de son mémoire :
"Le plan écoantibio 2017 lancé par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la forêt en 2012 vise une diminution de l’usage des antibiotiques de 25 % en 5 ans et un effort particulier concernant les antibiotiques d’importance critique. Ces objectifs ont pour but de lutter contre l’antibiorésistance, problématique actuelle pour la santé humaine et animale.
L’exploitation du LEGTA Edgard Pisani de Tulle-Naves est composée d’un atelier bovin de 120 mères de race Limousine, de 56 truies et d’un engraissement sur paille ainsi que de six juments bretonnes. Les productions sont entièrement conduites suivant le cahier des charges de l’agriculture biologique. La ferme est partie prenante de deux projets CASDAR concernant la santé animale et la diminution des traitements vétérinaires.
Ainsi, nous pouvons nous poser la question suivante : « Comment diminuer les traitements allopathiques sur l’atelier bovin viande du l'EPL Edgard Pisani de Tulle-Naves ? »
Pour répondre à cette problématique, une base de données a été créée. Elle recense l’ensemble des animaux passés sur l’exploitation et les traitements administrés à chaque animal et chaque pathologie sur une période d’étude de 10 ans : de 2006 à 2015. A partir de cet ensemble de données, les pathologies présentes sur l’élevage ont pu être recensées. Quatre d’entre elles ont été sélectionnées et étudiées : les diarrhées néonatales, les pathologies respiratoires, les kératites et les panaris. Leur période d’apparition a été mise en avant. Ensuite, les traitements utilisés pour chacune de ces pathologies ont également été identifiées.
Suite à cette étude, des conseils ont pu être apportés aux éleveurs dans le but de réduire les traitements allopathiques administrés. Ils concernent, tout d’abord, la gestion des facteurs de risque avec un nettoyage régulier des bardages ajourés, la suppression des courants d’air parasites, la bonne prise du colostrum par les animaux naissants, l’utilisation de répulsifs à insectes ou encore la gestion des zones humides à la pâture. Dans le cas où une pathologie est apparue, les traitements alternatifs mis au point par des vétérinaires ont été proposés. Après la mise en place des éléments apportés, une réduction de l’usage des médicaments vétérinaires devrait être observée."
Ainsi, nous pouvons nous poser la question suivante : « Comment diminuer les traitements allopathiques sur l’atelier bovin viande du l'EPL Edgard Pisani de Tulle-Naves ? »
Pour répondre à cette problématique, une base de données a été créée. Elle recense l’ensemble des animaux passés sur l’exploitation et les traitements administrés à chaque animal et chaque pathologie sur une période d’étude de 10 ans : de 2006 à 2015. A partir de cet ensemble de données, les pathologies présentes sur l’élevage ont pu être recensées. Quatre d’entre elles ont été sélectionnées et étudiées : les diarrhées néonatales, les pathologies respiratoires, les kératites et les panaris. Leur période d’apparition a été mise en avant. Ensuite, les traitements utilisés pour chacune de ces pathologies ont également été identifiées.
Suite à cette étude, des conseils ont pu être apportés aux éleveurs dans le but de réduire les traitements allopathiques administrés. Ils concernent, tout d’abord, la gestion des facteurs de risque avec un nettoyage régulier des bardages ajourés, la suppression des courants d’air parasites, la bonne prise du colostrum par les animaux naissants, l’utilisation de répulsifs à insectes ou encore la gestion des zones humides à la pâture. Dans le cas où une pathologie est apparue, les traitements alternatifs mis au point par des vétérinaires ont été proposés. Après la mise en place des éléments apportés, une réduction de l’usage des médicaments vétérinaires devrait être observée."
Nous souhaitons une excellente continuation à Marjorie qui vient d'être diplômée de la licence professionnelle "Suivi global de l'élevage et de la transformation des produits animaux" de l'université des sciences et techniques de Limoges.